projection du webdocumentaire conçu par Jean-François Dareths réalisateur
Salier-Courtois-Lajus-Sadirac. 50/70 l'École bordelaise d'architecture
+ conversation avec Pierre Lajus architecte

le site d'Andrea Branzi

30 10 2014 & 27 11 2014 / 18:30 auditorium


Ce webdocumentaire est produit dans le cadre de l’appel à projet La Fabrique BNSA de la région Aquitaine (créativité et innovation numérique autour des cultures aquitaines). Conçu par Jean-François Dareths ( JFD design), en partenariat avec arc en rêve centre d’architecture, ce projet est consacré à l’école bordelaise d’architecture. Il constitue en soi un objet de connaissance du territoire bordelais.

On appelle «École bordelaise» l’équipe de l’atelier Salier-Courtois-Lajus-Sadirac. C’est une histoire qui a commencé en 1955 avec le duo Yves Salier et Adrien Courtois (qui se rencontrèrent à leurs débuts au sein de l’agence de Claude Ferret), rejoints par Pierre Lajus puis par Michel Sadirac. Cette équipe a produit en 20 ans une œuvre exceptionnelle, alliant architecture moderne et vernaculaire. Leur travail innovant – qui s’appuyait sur quatre registres : l’intégration au site, la lumière dans le projet, l’architecture à vivre et le système constructif – innovait par un engagement militant et un jusqu’au-boutisme vers la modernité.

La réalisation du webdocumentaire s’appuie sur un important fonds d’archives privées, notamment celles réunies par arc en rêve pour le livre Salier Courtois Lajus Sadirac Fouquet, atelier d’architecture Bordeaux 1950 1970 (1995) et l’exposition créée par le centre d’architecture en 1995. Le témoignage de Pierre Lajus, acteur qui commente sur le vif cette aventure architecturale, complète cet itiniraire. Les grands thèmes caractérisant l’école bordelaise sont abordés par le biais de visites de bâtiments emblématiques conduites par Jean‑Louis Sissac ; à chaque thème, sa visite. Ce parcours est rythmé et enrichi par des réflexions d’historiens de l’architecture, de collaborateurs de l’agence et d’usagers des bâtiments réalisés.

« Dans l’incertitude éclectique de la fin du XXe siècle, la fraîcheur de la modernité qui fut celle de l’après guerre bouscule nos poncifs sur les banlieues ou les grands ensembles. Elle nous invite à regarder l’oeuvre de l’atelier Salier-Courtois-Lajus-Sadirac comme le manifeste toujours actuel d’une architecture nouvelle et des valeurs qui la supportent. On ne trouvera ici ni la fantaisie quelque peu superficielle des postmodernes en vogue dans les années 70, ni même cette affectation érudite propre au "néo-modernisme" académique qui caractérise les années quatre-vingt, mais plutôt une sorte de rusticité, un tempérament combatif et sans détour : une manière de faire qui est, avant tout, une manière de voir. » François Loyer